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Cybersécurité · Réseaux · Laboratoire académique autorisé

Que se passe-t-il lorsqu’un serveur compromis voit deux zones réseau ?

Le laboratoire démarre avec un serveur Debian interne que Kali ne peut pas joindre directement. Il montre comment un serveur web Ubuntu à deux interfaces peut devenir un pivot, puis transforme ce chemin d’attaque en enseignements défensifs concrets.

BloquéChemin initialKali → Debian
2Zones réseauhost-only + interne
22 · 3306Ports observésSSH · MySQL
ValidéRésultat du pivotping · Nmap · SSH

Outils & technologies

Kali LinuxUbuntu / DebianLigolo-ngNmapSSH

01 / Scénario & problème

La segmentation fonctionne tant que les systèmes qui relient les zones réseau restent dignes de confiance.

Le laboratoire académique utilise trois machines virtuelles. Kali peut joindre le serveur web Ubuntu mais pas le serveur Debian de base de données. Ubuntu possède une interface dans chaque zone et peut communiquer avec les deux côtés.

Objectif du laboratoire

Démontrer, dans un environnement isolé et volontairement vulnérable, comment une exécution de commandes sur le serveur exposé peut être transformée en accès indirect au réseau interne.

Cadre.

Il s’agit d’un exercice académique de pentest autorisé. La page explique l’architecture, le raisonnement et les preuves sans reproduire les charges d’injection de commandes utilisées pendant le lab.

02 / Architecture initiale

Kali et Debian n’ont aucun chemin direct ; Ubuntu est la seule machine connectée aux deux côtés.

Kali Linux
192.168.56.103
Ubuntu Web Server
192.168.56.102 / 10.10.10.20
Debian DB
10.10.10.30
Zone externe192.168.56.0/24

Kali peut communiquer avec le serveur web Ubuntu.

Zone interne10.10.10.0/24

Ubuntu et Debian communiquent dans le réseau privé.

Frontière de confianceUbuntu à deux interfaces

Le serveur web devient critique puisqu’il touche les deux zones.

03 / Stratégie & exécution du lab

Le pivot est une chaîne de petites étapes, pas une action unique de l’outil.

01Confirmer la connectivité

Vérifier l’état initial : Kali atteint Ubuntu mais pas Debian.

02Obtenir l’exécution de commandes

Utiliser le formulaire PHP volontairement vulnérable du lab pour exécuter des commandes sur Ubuntu.

03Connecter l’agent de tunnel

Lancer l’agent Ligolo-ng sur Ubuntu et le connecter au proxy sur Kali.

04Router le sous-réseau privé

Créer l’interface virtuelle et router 10.10.10.0/24 à travers le pivot.

05Valider l’accès

Utiliser des outils réseau standards pour confirmer que Debian est désormais joignable.

Kali Linux
machine externe
Ubuntu Web Server
hôte pivot
Debian DB
hôte interne
Preuve authentique du laboratoire montrant la session Ligolo-ng, l’interface virtuelle et le tunnel
Preuve du laboratoire : la session de l’agent est active et la route interne est établie via le pivot.

04 / Résultat & preuves

L’hôte interne passe d’inaccessible à joignable à travers la machine intermédiaire compromise.

Une fois le tunnel actif, Kali peut atteindre 10.10.10.30. Le laboratoire utilise ensuite la reconnaissance réseau pour confirmer l’exposition de SSH (22) et MySQL (3306), puis une connexion SSH autorisée valide le chemin de bout en bout.

Preuve authentique du laboratoire montrant la connectivité, le scan réseau et l’accès SSH au serveur Debian
Preuve finale : connectivité, découverte des services et accès SSH à l’hôte Debian interne via le tunnel.
Avant le pivotAucune route

Kali ne peut pas joindre Debian directement.

Après le pivotJoignable

Le trafic est routé à travers Ubuntu.

Services observés22 · 3306

SSH et MySQL sur l’hôte interne.

05 / Signification réelle & défense

La leçon importante n’est pas le tunnel lui-même, mais l’endroit où le modèle de confiance se casse.

Un serveur interne segmenté peut redevenir joignable lorsqu’un système exposé est compromis et autorisé à communiquer entre plusieurs zones. Le laboratoire relie donc compréhension offensive et conception défensive.

Couche applicative

Valider les entrées et supprimer les chemins d’injection de commandes afin qu’un serveur exposé ne puisse pas devenir un shell distant.

Couche réseau

Appliquer le moindre privilège entre segments et limiter les connexions sortantes depuis les serveurs exposés.

Supervision hôte

Surveiller les processus inattendus, agents de tunnel, nouvelles interfaces virtuelles et changements de routes inhabituels.

Détection & réponse

Corréler connexions sortantes inhabituelles, reconnaissance interne et authentifications entre zones réseau.

Pourquoi ce projet compte

Il rend concrets la segmentation, le routage Linux, le tunneling et la reconnaissance interne, tout en montrant pourquoi une défense multicouche reste nécessaire lorsqu’un hôte intermédiaire est compromis.

Constat principal : le serveur Ubuntu ne crée pas une nouvelle vulnérabilité réseau à lui seul ; sa compromission transforme une relation de confiance existante entre deux zones en chemin de pivot.

06 / Limites & apprentissages

Le laboratoire démontre un mécanisme de pivot, pas toute la complexité d’un réseau d’entreprise.

  • Trois machines virtuelles dans un environnement isolé.
  • Application PHP volontairement vulnérable pour l’exercice.
  • Aucun système de production, utilisateur réel ou réseau non contrôlé.
  • Le lab valide la connectivité et l’accès, pas la persistance, la furtivité ou un mouvement latéral à l’échelle d’un SI.

Ce que j’ai appris

Le plus utile a été de voir la segmentation sous les deux angles : d’abord comme une barrière, puis comme une protection qui peut échouer lorsqu’un hôte à deux interfaces devient un relais. Le résultat relie directement le mécanisme offensif aux contrôles défensifs à renforcer : moindre privilège réseau, limitation des sorties et surveillance des routes, interfaces et tunnels inattendus.

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